Coronavirus : l’industrie automobile s’improvise fabricante de respirateurs – Le Monde

L’usine Peugeot de Poissy (Yvelines) en aout 2019. Le groupe PSA y mobilisera 50 salariés volontaires  pour fabriquer les blocs mécaniques des respirateurs.

L’usine Peugeot de Poissy (Yvelines) en aout 2019. Le groupe PSA y mobilisera 50 salariés volontaires  pour fabriquer les blocs mécaniques des respirateurs. ERIC FEFERBERG / AFP

Comment passer d’une production de 200 respirateurs par an à 10 000 en un mois et demi ? Pour réussir ce pari, rendu vital par la crise liée au coronavirus, Air liquide, le fabricant desdits appareils, va faire appel à d’autres industriels à travers un consortium dont la création a été annoncée par Emmanuel Macron, mardi 31 mars. Parmi les partenaires, à côté de Schneider Electric figurent PSA et Valeo, deux acteurs de l’automobile, champions des gros volumes.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Emmanuel Macron veut « rebâtir » l’indépendance économique de la France

Pour passer à une vitesse record à un nouveau métier, les spécialistes de l’auto ont dû improviser. « Il y a deux semaines, nous n’y connaissions rien », raconte le directeur industriel de PSA, Yann Vincent. Finalement, le groupe mobilisera 50 salariés volontaires sur une relativement petite surface (1 000 m2) dans son usine de Poissy (Yvelines), pour fabriquer les blocs mécaniques des respirateurs, et 50 autres employés prêteront main-forte à la ligne d’assemblage des appareils de l’usine Air liquide d’Antony (Hauts-de-Seine).

« Nous commençons dès mercredi 1er avril »

Valeo, qui produit et déplace 8 millions de pièces auto par jour dans le monde, apportera son savoir-faire logistique permettant de coordonner les 100 fournisseurs des 300 composants des deux types de respirateur qui seront fabriqués. « Nous commençons dès mercredi 1er avril », indique Geoffrey Bouquot, directeur de la stratégie de la multinationale. Les compétences des ingénieurs Valeo en matière de conception mécanique, plastique, d’organisation industrielle, ainsi que 50 salariés à Antony sont aussi mobilisés.

Dans un autre projet baptisé « Makers for Life » et coordonné par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Renault s’est associé, à une échelle moins industrielle, à Michelin et à STMicroelectronics pour fabriquer 500 respirateurs. A l’initiative de ses salariés espagnols, le groupe au losange s’est aussi engagé dans la fabrication, sur imprimantes 3D, de visières de protection en plastique.

Notre sélection d’articles sur le coronavirus

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *